Une fillette sur sept serait touchée par la puberté dès l’âge de 7 ans. Une étude américaine met en cause l’obésité infantile mais aussi les produits chimiques alimentaires et cosmétiques.
Réalisée à New York, Cincinnati et San Francisco, l’étude menée par l’équipe du professeur Franck Biro porte sur 1239 fillettes âgées de 6 à 8 ans. Les résultats ont été comparés à ceux d’une étude antérieure de 1997. Ils confirment une évolution de précocité de la puberté chez les jeunes filles. Dès l’âge de 7 ans, 15% d’entre elles présentent un développement des seins, 27% à 8 ans. Même tendance pour les poils pubiens dont 20% en sont dotées dès 8 ans. Les origines ethniques influencent leur développement : les afro-américaines sont les plus marquées. Elles sont 23,4% à 7 ans et 42,9% à 8 ans à présenter les signes de puberté. Suivent les latino-américaines respectivement à 14,9% et 30,9%. Puis les blanches de type caucasien qui sont 10,4% puis 18,3%.
Un impact négatif sur la santé
Ce rajeunissement de l’âge de la puberté pourrait avoir un impact médical. L’ostéoporose, le cancer du sein, l’hypertension artérielle, le diabète, la densité osseuse, ou encore l’âge de la ménopause pourraient être bouleversés. Il ne faudra pas non plus oublier de les informer assez tôt du changement de leur corps pour mieux les accompagner.
Obésité et produits chimiques en cause
Selon les chercheurs, cette précocité pourrait être due à l’obésité infantile et à l’action des produits chimiques contenus dans certains aliments et produits de beauté, sur notre organisme. La thèse de ces perturbateurs endocriniens reste controversée malgré plusieurs études qui confirment leur effet néfaste.
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