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La musique des ados : un cri de l’intérieur Source de divertissement, de plaisir, d’évasion, la musique est aussi, à l’adolescence, un moyen de « revendication » identitaire. Pour devenir eux-mêmes, nos adolescents ont souvent besoin d'affirmer leurs goûts musicaux, de comparer leur musique préférée à celle des autres ados et de se différencier ainsi de leurs parents.
« Hier j’écoutais Iggy Pop, Jim Morrison, les Stones, les Clash », se rappelle George, une pointe de nostalgie nichée dans la voix. « Au lycée, j’avais même composé, avec une poignée d’amis, un groupe de Punk. On se débrouillait pas mal, vous savez. On voulait refaire le monde. » À 45 ans, l’homme avoue s’être « assagi ». « J’écoute un peu de classique, beaucoup de jazz. » Aujourd’hui, c’est son fils aîné, Mathieu, qui semble avoir repris le flambeau de la musique dite « amplifiée ». Du haut de ses 15 ans, le jeune intéressé affiche fièrement ses goûts : « Le jazz ? c’est nul… moi je préfère les guitares qui grincent et les batteries qui cognent. » En témoigne sa chambre tapissée de posters de rock-stars aux tignasses indomptables, aux regards rebelles, aux postures provocantes.
Remises en question Avec les débuts de l’adolescence, une nouvelle vie commence ailleurs, en dehors du doux cocon familial. On se cherche. On cherche de nouveaux idéaux en rejetant en bloc ceux que nos parents nous avaient jusqu’alors inculqués. On s’oppose pour se sentir « librement exister ». Cette période transitoire, où le désir de s’affirmer se fait tout-puissant, est aussi celle des contradictions et des conflits intérieurs. On réfléchit sur ce que l’on est, sur ce que l’on veut être, sur ce que l’on deviendra.
Émotions De ces remises en questions naissent des incertitudes, des frustrations, des surcharges affectives que l’on cherchera à « évacuer » sur un terrain capable de contenir un tel « surplus d’émotions ». suite >>>
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